Sauvons les ânes de Normandie !

Plus de 140 races locales sont menacées de disparaître dans nos régions. Parmi eux, l’âne du Cotentin et l’âne normand.

Ils ont l’air paisibles, et pourtant, ils encourent un grave danger : leur disparition. Brigitte PIÉAU, agricultrice vivant à Carolles, interrogée dans le sujet ci-dessus, est devenue une rare éleveuse d’âne du Cotentin. L’an dernier, on recense seulement 59 naissances sur l’ensemble du territoire pour cet animal reconnaissable à un détail : la croix de Saint-André.

L’homme a délaissé peu à peu cet âne. Autrefois, il aidait les paysans à transporter les bidons de lait. L’arrivée des tracteurs pousse les éleveurs à lui trouver une nouvelle utilité : son lait sert désormais à fabriquer du savon.

L’âne du Cotentin n’est pas la seule race susceptible de disparaître. L’âne normand avec sa plus petite taille et sa couleur plus foncée l’est davantage. Il en reste moins de 1.000. Sylvie CHEYREZY, présidente de l’association de l’âne normand, s’est donné une mission : sauvegarder cette espèce coûte que coûte. L’année dernière, seulement 30 naissances dans l’Hexagone, dont quatre chez elle, à Bérigny dans la Manche : “Quand vous êtes en dessous de 100 naissances, l’INRA déclare que vous êtes en cours d’extinction. Donc, oui, on est menacés. On est très vulnérable.”

Pour relancer ces espèces, certaines associations proposent une prime de naissance à tous les propriétaires. La gestation d’une ânesse varie entre douze et quatorze mois.

Un reportage Lucas BARBIER et Antoine SANTOS

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