L’asinerie l’Âne Gardien

Entre les coups de ciseaux à sculpter et de pinceaux, Lucie LANDRY prend le temps de soigner ses ânes dans sa ferme éducative de Sainte-Mélanie, dans la région de Lanaudière au Québec. Entre les nombreuses occupations inhérentes à la production agricole, Lucie poursuit depuis plus d’une trentaine d’années la fabrication d’enseignes en bois sculpté et peint, une activité qui a porté sa réputation bien au-delà des frontières du Québec.

Cette fille de producteur porcin de Saint-Ambroise-de-Kildare a su très jeune qu’elle avait la fibre artistique. “Sur les routes, je demandais à mon père de s’arrêter pour admirer les enseigne en bois. J’étais émerveillée.”

Elle se lance en 2007 dans l’élevage des ânes, toute fervente des arts soit-elle, Lucie ne pouvait demeurer bien longtemps loin du monde agricole.

Dès son enfance à la ferme, Lucie Landry portait déjà un amour profond pour les animaux. Elle a grandi entourée de chiens, de tortues, de suisses et même de ratons laveurs, apprenant très tôt à observer, écouter et respecter chaque espèce. Cette sensibilité à la vie animale façonnera toute son existence.

Des années plus tard, alors qu’elle élève ses trois enfants à la campagne, c’est au détour d’une simple recherche scolaire sur les ânes qu’un tournant s’opère : la rencontre avec Aimé, premier âne de la famille. Aux côtés de la jument Maya, il deviendra le compagnon fondateur d’une aventure qui transformera une curiosité en véritable vocation. “Les ânes m’accompagnent quotidiennement dans ma vie émotive et sensitive. Ils m’apportent la joie, la paix intérieure et la quiétude”, confie Lucie.

Une asinerie exemplaire au cœur du Québec

L’asinerie L’Âne Gardien, installée à Sainte‑Mélanie, s’est spécialisée dans l’élevage, la production et la transformation artisanale de lait d’ânesse. Le troupeau, composé de plusieurs races d’ânes, est élevé avec le plus grand soin dans un cadre éco‑responsable : alimentation biologique, recours à l’homéopathie, aux herbes médicinales et aux huiles essentielles. Chaque animal reçoit une attention individuelle et une approche douce favorisant bien‑être et équilibre.

Ce lait précieux devient ensuite l’ingrédient principal d’une gamme de produits de beauté naturels : savons, shampoings et crèmes hydratantes, fabriqués selon les principes de la chimie verte, sans colorants, sulfates ni composants pétrochimiques.

Un modèle d’engagement environnemental

L’Âne Gardien s’emploie chaque jour à limiter son empreinte écologique :

  • Élevage non intensif offrant de grands espaces de pâturage aux ânes.
  • Valorisation du fumier pour l’agriculture biologique et la production de foin.
  • Fabrication artisanale responsable, utilisant des procédés doux et renouvelables.
  • Médecine préventive, sans recours aux hormones, antibiotiques ni vaccinations systématiques.
  • Aménagement forestier durable, garantissant la biodiversité et un habitat naturel respecté.

L’âne, guide et médiateur

Au‑delà de l’élevage et de la production, Lucie a aussi développé des sentiers d’interprétation en milieu forestier pour inviter le public à redécouvrir cet animal fascinant. Ces promenades à pas d’âne offrent une expérience de ressourcement authentique, où l’on apprend à ralentir, observer et écouter la nature, tout à l’image de la philosophie douce et bienveillante de l’asinerie L’Âne Gardien.

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L’Âne Gardien, la passion des ânes

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