Pourquoi des savons au lait d’ânesse ?
Tout a commencé dans un taxi. Eh oui ! Il y a quelques grandes décisions qui peuvent se prendre très vite. Et je suis de ces gens-là. Allez, on vous raconte ! Attention, accrochez-vous…
C’est l’histoire d’une fille nommée Julie ROZERON qui a toujours aimé les animaux. Surtout, sa grande passion est les chevaux ! Si bien qu’elle en fit son métier : monitrice d’équitation et voltigeuse cascadeuse à Indian’s Vallée dans la Drôme. Peut-être l’avez-vous vu en spectacle il y a fort longtemps…
Oui, mais voilà. En 2011, on lui détecta une sclérose en plaque… Maladie neurologique quelque peu contraignante, surtout quand on a un métier aussi sportif.
Pendant 6 ans, celle-ci la laissa tranquille, si bien qu’elle décida de créer son entreprise : son centre équestre et de continuer la voltige cosaque pour les spectacles équestres.
2016 fut l’année de la rechute et d’un passage forcé en fauteuil roulant. L’ensemble de ses membres du côté gauche ne fonctionnaient plus, impossible de continuer ni les cours d’équitation et encore moins le spectacle. Les exercices de kiné furent son quotidien et sa seule ambition était alors de remarcher. Et ça fonctionne si bien qu’après trois mois… Elle voltige de nouveau !
Sept mois plus tard : nouvelle rechute. Son côté gauche se fit encore la malle, et rebelote… Les rendez-vous chez les médecins et neurologues, les traitements et les médicaments s’enchaînent.
Et puis… Stop ! Ça suffit, elle en a marre. C’est à ce moment-là qu’intervint un certain taxi qui l’emmenait justement dans un de ces centres hospitaliers. Comme Julie n’a pas sa langue dans la poche, elle fit la conversation au chauffeur. C’est au cours de cette discussion que l’idée émergea. Elle lui parla de chevaux… Il lui parla d’ânes… Et c’est la révélation !
Au retour de son trajet, la décision était prise : “Papa, Maman, Max… J’arrête les cours d’équitation… Je pars dans les ânes et le savon au lait d’ânesse !”. Sa mère tomba au fond de sa chaise, la main sur le front. Son père grogna plus fort que le tonnerre contre le Vercors et son frère secoua la tête, une manière de dire : “En voilà une bonne !”.
Deux semaines plus tard, Épice et Choupette, ses premières ânesses, arrivèrent à la ferme. Chacune portait déjà un bébé…



