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Ane - Carnet de route d'une randonnée avec ânes

Randonnée familiale avec ânes en Ariège dans le massif du Chioula...

Lundi J-1

Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.Le rendez-vous est pris avec toute la petite famille (Ilian, Rivo-Maël, Tahina, Christophe et Mia) à la ferme aux ânes de l'Unac située dans l’Ariège (Pyrénées).

L'accueil est sympathique et on peut choisir son itinéraire. Des conseils et consignes pour la conduite des ânes sont communiqués. Nous décidons d’effectuer 4 étapes d’environ 15 km chacune. Le départ est fixé pour le lendemain à 8 heures sonnantes. Deux ânesses Tulipe et Arnica nous attendent pour cette randonnée.

Mardi Jour J

6h45 : il faut remplir les sacs prêtés par la ferme aux ânes. Tout doit rentrer et il ne faut rien oublier. Les questions fusent : va t-il pleuvoir ou faire chaud ? Le ravitaillement sera-t-il suffisant ? Les nuits seront-elles fraîches ?

Et les sacs doivent être équilibrés et pas trop lourds (40 kg) bien répartis, le plus utile à porter de main. De quoi tourner "bourrique" à cette heure là !

Déjà 1 heure de retard mais il fait beau, restons zen ! Les ânes nous attendent, moins stressés que nous à l’évidence. Le premier contact est poli, deux trois mouvements d’oreilles en signe de bienvenue, c’est le round d’observation.

Tulipe est une ânesse du Portugal pleine d’expérience, la robe grisée et bien solide sur ses pattes. Arnica plus jeune et plus sombre de couleur et n’a pas d’origine identifiée.

Presque 1h30 est encore nécessaire pour peser les sacs, rééquilibrer les charges au plus près du centre de gravité. C’est la condition pour un portage sans problème.

Tulipe la plus jeune portera Ilian de 4 ans. Ilian montera t’il sur Tulipe ? Le contact est bon… Oui c’est parti. Les ânes et les enfants semblent se comprendre. Impassibles ils supportent les attentions parfois maladroites des enfants sans jamais montrer la moindre agressivité.

Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.

Tahina et Rivo-Maël prennent les longes en main. La caravane se met tranquillement en marche. Nous sommes accompagnés par une nuée de mouches et de taons qui harcèlent les ânes mais nous laisse tranquille. Tulipes et Arnica tentent vainement des arrêts pour quelques broutilles mais la consigne donnée par la propriétaire est stricte : surtout ne pas céder. L’âne est futé et, comme beaucoup d’entre nous, préfèrent les friandises au travail.

Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.

L’ascension débute progressivement mais 1000 mètres de dénivelé nous attendent aujourd’hui. Chacun prend son rythme de marche. Une vieille dame dans le premier village nous conseille un endroit pour la pause repas ou chacun pourra paître et repaître tranquillement à l’ombre, sur le bord d’un ruisseau.

Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.

La marche reprend sur un long chemin caillouteux en lacet. Arnica s’en donne à cœur joie. Ilian doit descendre de Tulipe pour éviter une chute. Arnica pose les genoux à terre : attention à l’omelette (quand l’âne rit l’homme lette... Proverbe chinois) Il faut décharger puis recharger. La prochaine fois méfiance si elle tape du pied !

Conduire un âne demande patience et sang-froid. La diplomatie et une pincée de fermeté sont un gage de réussite.

C’est le soulagement une fois atteint le col de la Marmalle. Les commentaires vont bon train. Les exploits de chacun seraient trop longs à raconter ici. Les ânes soufflent. Il faut encore atteindre le refuge du Chioula à 1600 mètres d’altitude. C’est une petite maison dans la prairie et tout autour, les montagnes. L’air est léger et frais mais l’haleine des bergers fêtards un peu moins : "YAOULI !".

Il est 17h30 : nous plantons les tentes.

Tulipe et Arnica sont gâtées, elles disposent d’un enclos ou se trouvent quelques compagnons. Un seau d’eau et du son pour terminer la journée et tout le monde s’endort.

Mercredi J+1

Lever 7h30 : paysage toujours ensoleillé et magnifique. Le temps se couvre rapidement et seulement quelques gouttes matinales. Brossage et bâtage de Tulipe et Arnica. Le bât doit prendre place sur le dos sans gêne ni risque de frottement. Il doit être suffisamment fixé mais pas trop… Le tapis du bât doit être disposer dans le sens du poil… Tout un art et cela s’apprend. Équilibrage des sacs et c’est reparti, déjà 11h15.

Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.

Redescente vers le col de la Marmalle à travers les champs de gentianes fleuries. Puis remontée vers le col de la Pradie. Beaucoup moins difficile, c’est une piste autoroutière négociée à 3 km/heure. Panorama à l’approche d’un plateau où paissent de grands et bruyants troupeaux de vaches. L’une d’entre elles n’a pas survécu, elle est couverte de branchage. Le troupeau, peu rassurant, nous oblige à faire un détour.

Difficile de retrouver les balises. Le col passé, changement de décor, les vastes prairies laissent place à la forêt. Nous mangeons. La descente vers Comus, à travers bois, permet une digestion lente. Les fraises des bois nous servent de dessert. Arnica se met à boiter. Comédie ?

Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.

Nous finissons par rejoindre dans le fond de vallée, le chemin de grande randonnée (GR) des Cathares. Arnica nous mène jusqu’à un petit pré, à l’entrée du village de Comus, qu’elle semble connaître.

Il est 18h30 : nous installons le campement rapidement sous un ciel menaçant. Les jambes sont lourdes mais il faut encore aller chercher de l’eau au village, enlever les bâts, nourrir les ânes, installer l’enclos, les tentes, manger et la nuit tombe déjà… Au lit !

Jeudi J+2

Réveil 7h30 : soleil et rosée. A 11h30 tout est prêt et nous pouvons nous mettre en route. Il reste à faire une petite lessive au lavoir de Comus et les courses… Le quotidien des vacances.

La seule épicerie qui permettra un ravitaillement est encore à 2 km. Vu l’heure, la vitesse des ânes et la profondeur de nos estomacs, Christophe part en stop. C’est une grave entorse à l’éthique du randonneur mais ça marche tout de suite et l’épicerie est encore ouverte. Le groupe se retrouve et nous repartons sur une route bitumée. Le soleil est déjà haut et la chaleur se fait sentir.

Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.

Il faut rééquilibrer les sacs de Tulipe. Après une erreur de parcours nous montons à l’ascension de Montaillou et son vestige Cathare. Les paysans font les foins certains à la faux en plein soleil. Sur la place du village Arnica et Tulipe partent à l’assaut des massifs de fleurs. Elles attirent également les objectifs des touristes assoiffés d’authenticité !!! Nous en profitons pour manger à l’ombre.

Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.

Nous avons pris du retard, il faut repartir vers le col de Balagues, qu’il faudra franchir. La montée est ombragée mais quelques obstacles ralentissent la marche : ruisseau, barrière boue rocher. Le col de Balagues sera le point culminant de la randonnée (1664 m) La vue est fantastique (dent d’Orlu, Chioula) et les alpages sont couverts de fleurs qui attirent papillons et insectes plus étonnants les uns que les autres. Il reste 3 km à parcourir jusqu’au refuge du Chioula que nous connaissons déjà. Nous croisons mules et vaches.

Il est 18h30 : nous posons, bien contents, les sacs et les bâts. Nous retrouvons nos bergers préférés toujours attablés et assoiffés. "Yaouli !" tous au lit.

Vendredi J+3

Derniers regards sur les alpages, aujourd’hui nous redescendons en enfer. Terminé l’air pur et frais, le calme et la sérénité, les petites fleurs et la rosée, les cloches de vache et… l’inspiration poétique.

11h45 : nous prenons la piste qui est déjà trop ensoleillée, vers le col du Chioula. Arnica et Tulipe cherchent l’ombre rare et nous aussi. En descente, les bâts et le chargement ont tendance à glisser sur l’avant, alors les ânes s’arrêtent et il faut rééquilibrer la charge, resserrer les sangles. Une dernière montée nous attend pour atteindre le signal du Chioula. Le panorama est un régal : 360° de spectacle sur les Pyrénées ariégeoises et même sur l’Espagne.

Quelques neiges éternelles nous rappellent que l’altitude des sommets n’est pas négligeable. Seule la carrière du Chioula brise l’harmonie des lignes courbes.

Découverte des Pyrénées en ânes bâtés. Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.

La descente se poursuit, le chemin se rétrécit. Arnica nous indique l’ombre d’un arbre pour déjeuner. L’espace est restreint, il faut le partager. Arnica et Tulipe, très amicales, mangeraient d’ailleurs volontiers avec nous. Un simulacre de clôture électrique nous épargne un nuage de mouche.

Au fond de la vallée nous apercevons Luzenat et Unac. C’est le bruit des voitures circulant dans la vallée qui nous rappelle que la randonnée touche à sa fin. Mais il faut encore marcher sous le soleil. Des lacets nous conduisent à Tignac (un joli village). Un abreuvoir et de l’ombre nous rafraîchissent. Nous rejoignons Unac par le sous bois pour terminer sur le chemin que nous avions emprunter au départ... La boucle est "bouclée" !Découverte des Pyrénées en ânes bâtés.

Tout le monde s’assoit, bien content d’être arrivé mais déjà les souvenirs ressurgissent et les promesses de recommencer.

Il est 18h30 : il faut décharger Tulipe et Arnica et recharger la voiture… Aller encore un effort… Pour éviter de boiter Arnica sera bientôt ferrée et reprendra peut-être la route dès le lendemain pour une nouvelle randonnée. Et sans nous malheureusement !

 

Texte et photos de la randonnée par Ilian, Rivo-Maël, Tahina, Christophe, Mia, et les ânes Tulipe et Arnica.

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Date de création : 20/08/2009 ~ 14:04
Dernière modification : 28/07/2011 ~ 00:20
Catégorie : Ane

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